L’INCASSABLE développe une filière de consigne de bouteilles en Région Sud pour réduire la production de déchets liés aux emballages à usage unique.

LA CONSIGNE A ÉTÉ ABANDONNÉE DANS LES ANNÉES 70,
AU PROFIT DU TOUT JETABLE SOUS L'EFFET DE LA PRESSION DES LOBBIES INDUSTRIELS

« Des groupes de pression agissent sur la communauté européenne pour imposer la politique du gaspillage et empêcher tout retour, même modéré, à la consigne. Quand les industriels vendent du vin, de l’eau minérale ou de la bière, ils vendent non seulement ce produit mais ils vendent également un emballage, un emballage qui coûte cher et que l’on jette à chaque fois. Très souvent les fabricants de ces produits sont également des fabricants d’emballages. »
Pourquoi avons nous abandonné le verre consigné? [Vidéo INA]
plastic bottle

AUJOURD’HUI, LES FILIÈRES DE RECYCLAGE SONT LOIN D’ÊTRE SATISFAISANTES

Un taux de recyclage très faible du plastique

Une bouteille en plastique sur deux est recyclée en France (moins d’une sur cinq à Marseille). Et encore la matière plastique obtenue après recyclage est de bien moins bonne qualité, il faut donc injecter une grande partie de matière vierge pour créer de nouvelles bouteilles en plastique.

Le tri sélectif à Marseille [Article Zéro Waste Marseille]

Un recyclage du verre très énergivore

A contrario, le verre présente un assez bon taux de recyclage (89% d’après CITEO). Néanmoins, le procédé permettant le recyclage du verre est très énergivore. Le verre brisé de la métropole AMP part en traitement à Béziers (~220 km) où il est lavé, puis fondu à 1500°C pour devenir du calcin qui peut être utilisé dans la production de nouvelles bouteilles. Là encore il n’est pas possible de créer une bouteille avec 100% de verre recyclé, il faut de l’apport de matière première.

Un coût pour les collectivités et les consommateurs

Par ailleurs, la gestion de tous ces déchets est un coût pour les collectivités et les consommateurs (qui payent une éco-taxe via le système de REP) et rapporte de l’argent aux producteurs d’emballages et aux industriels du plastique. Le recyclage du verre coûte 35€/t, et l’enfouissement 106€/t. Ce coût est répercuté pour les consommateurs sur les prix des produits et payé une deuxième fois via la taxe d’ordures ménagères.

Le recyclage du plastique, c’est pas fantastique ! [Vidéo France 4]

L’AMBITION DE L'INCASSABLE :
(RE)DÉVELOPPER UNE FILIÈRE LOCALE DE RÉEMPLOI DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE ET EN VAUCLUSE

Fournir, distribuer, collecter, trier, laver, stocker, et redistribuer des contenants en verre réemployabes grâce à la mise en place d’un réseau de partenaires, un système de collecte, et une logistique mutualisée avec d’autres acteurs sur le territoire.

UNE OFFRE DE COLLECTE ET DE LAVAGE DE CONTENANTS EN VERRE, EN ALTERNATIVE AU RECYCLAGE

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Un impact environnemental réduit

La consigne permettrait de réduire les émissions de CO2 de 79% en comparaison au recyclage (Étude Deroche - 2009). Elle permet aussi de s’attaquer à la pollution plastique et à son impact sur la biodiversité : de nombreuses alternatives consignées pourraient se substituer aux emballages en plastique : bocaux, yaourts...

Brune Poirson s’engage pour la consigne des bouteilles en verre [Podcast radio RTL]

Un tissu économique local redynamisé

L'Incassable permettra la création d’emplois locaux à travers l’activité de lavage, tri et collecte des bouteilles sur le territoire (pas de site de recyclage en PACA) et à la valorisation d’acteurs locaux en privilégiant les circuits courts et les acteurs de proximité.

Un impact social positif

En introduisant de nouvelles habitudes de consommation, la consigne participe à la sensibilisation du grand public sur la préservation de l'environnement. Les citoyens sont favorables à ce genre de dispositifs et, avec l’aide de la réglementation, il est facile d’arriver à des taux de retours importants. En Allemagne, le taux de retour est ainsi de 90%

UN RÉSEAU LOCAL D’ACTEURS ENGAGÉS

L’INCASSABLE est une association marseillaise dont l’ambition est d’apporter une solution concrète en matière de réemploi d’emballages alimentaires (bouteilles, bocaux...) dans les Bouches-du-Rhône et en Vaucluse, et de proposer ainsi une alternative aux emballages à usage unique et très souvent en plastique. Cela se traduit par la mise en place d’infrastructures de collecte et de lavage d’emballages à une échelle locale.
De nombreux acteurs locaux sont engagés dans la démarche : producteurs, distributeurs, collectivités...
Retrouvez ici la carte des partenaires de L’INCASSABLE : Où trouver / Rammener mes bouteilles

Ils soutiennent la filière

AdemeRégion SudAMP MétropoleVille MarseilleFondation MACIFCITEO